15/02/2005

Orthodontie, une affaire que de " spécialistes " ?





" Orthodontie, une spécialité ? ! "

Interview du Pr. Luc Dermaut 
Head of the departement of orthodontics,
Departement of orthodontics,
University hospital of Ghent,
Belgium
URL : http://www.orthodontiegent.be/
 
Jan Delie, Rapporteur, commente en p.5 : "Pour connaître la réponse à cette question, on ne peut ignorer l'avis du professeur Dermaut, le précurseur et lobbyiste en faveur de la reconnaissance de ce métier dans notre pays".
 
Dès la p.15, le prestigieux Prof. Luc Dermaut décrit :
"Nous allon être le pays qui compte le plus grand nombre d'orthodontistes reconnus par nombre d'habitants dans toute l'Europe (...)
Oui, l'orthodontie est une spécialité dans ce sens que nous allons à présent avoir un registre officiel des orthodontistes, de sorte que nous pourrons enfin apporter un peu de clarté aux patients et à ceux qui les orientent vers nos cabinets (...)
Des dents désordonnées n'empêchent pas d'atteindre 100 ans (...)"
 
En réalité, le désordre des dents est TOUJOURS induit par la déglutition salivaire infantile (1) et celle-ci conduira le patient, futur adulte, tout droit à la malocclusion, aux maux de tête, aux pertes dentaires et à la dépression, voire au suicide.

(1) syn. déglutition salivaire atypique, syn. déglutition salivaire dysfonctionnelle, = étalement de la langue sur les dents. Voir URL :
http://users.skynet.be/occlusion/patients/

 
Donc, en cas de déglutition salivaire infantile (plus de 75 % des enfants), le petit patient ne risque certainement pas d'atteindre vivant les "100 ans" du Prof. Luc Dermaut.
 
En p.18 de la même revue, on peut lire le Prof. Luc Dermaut :
"Une occlusion incorrecte chez quelqu'un qui n'est pas demandeur ne doit, selon moi, pas être traitée".
 
Donc, si un patient est en train de passer l'arme à gauche, mais qu'il n'est pas "demandeur" de soins, il ne faudrait pas le traiter ? . . .
 
En Droit, cela s'appelle :


" non assistance à personne".

Depuis quand un patient (enfant) a-t-il les compétences et les qualifications du Médecin pour pouvoir décider seul si son cas mérite une THERAPIE occlusale quelconque dans le cadre de tout traitement orthodontique ?
 
A croire aussi que la PREVENTION et l'INTERCEPTION de la malocclusion n'existeraient pas.


Cette NON ASSISTANCE A PERSONNES est aussi contraire aux Lois belges (Jurisprudences) :

" Commet une faute le dentiste
qui ne rééquilibre pas
l'articulé dentaire de son client "

Numéro : JB09997_1      Date : 1992-04-07
Juridiction : COUR D'APPEL DE BRUXELLES, CHAMBRES CIVILES, 16ème CH
Siège : LUMEN - Source : MONITEUR BELGE


L'occlusion dento-dentaire à considérer n'est jamais celle qui répond à l'ordre du praticien "Serrez les dents !" ou "Claquez des dents !" sur le papier carbone tel que pratiqué en Orthodontie/Orthopédie Dento-Faciale ("ODF"), mais bien le REFLEXE PHYSIOLOGIQUE qui se manifeste en dehors de toute influence proprioceptive et pendant moins d'une demi seconde toutes les minutes de la vie, lors de la déglutition physiologique de 1,5 litre de salive par jour.

Ceci est scientifiquement décrit en Occlusodontologie dans le décours quotidien de la "relation myodéterminée asymptomatique", ou "RMDA".
Voir : http://occlusion.be/

Par conséquent : si un orthodontiste réfuserait le mot "occlusion" lorsque vous lui posez la question avant tout traitement d'orthodontie/ODF, vous avez intérêt à changer de partenaire thérapeutique, aussi "spécialiste" soit-il, pour en préférer un autre qui lui s'intéressera, à coups de bec et d'ongles, à la mécanique physiologique de votre Appareil manducateur (les deux mâchoires) :

LA SURVIE
DE TOUTES VOS DENTS
EN DEPEND ! 

Contrairement à l'Orthodontie, l'Occlusodontie (2) n'est pas une "spécialité" : elle doit être le fil conducteur essentiel de tout cheminement thérapeutique, qu'il soit orthodontique, ODF, chirurgical ou autre.

(2) Terme générique de l'occlusion dento-dentaire réflexe. Elle comprend l'enseignement universitaire de la Gnathologie (Beverly B. McCollum, 1924), de l'Occlusion neuromusculaire (Bernard Jankelson, 1972) et de l'Occlusodontologie (Albert Jeanmonod, 1988).
 
Sources :
- Delie J., L'Orthodontie : une spécialité?!, Interview du Prof. Dr. L. Dermaut, Univ. Gent, Février 2005, Dentist News 26(1):15-18

- Dentist News, Mk Haiglaan 20-22, 8900 Ieper, Belgium, Tél.+32 57 201667, Mél. info@dentistnews.be - URL : http://www.dentistnews.be/
- URL Prof. Luc Dermaut :
http://allserv.ugent.be/~vthienpo/Afdeling/paginaDermaut.html
- URL Moniteur Belge (Jurisprudences) :
http://www.juridat.be/cgi_juris/jurf.pl 
- URL Espace Patients :

http://users.skynet.be/occlusion/patients/ 

Occlusalement Vôtre !

Guy

Mise à jour : 15 février 2005.

22:33 Écrit par Occlusion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/01/2005

Mouchez & Respirez !


 
 
 
 
 
 
 
 
 Malocclusion induite par la déglutition salivaire infantile chez le RESPIRATEUR BUCCAL

L'enfant "respirateur buccal" deviendra un patient
en souffrances diverses durant toute sa vie
si aucun acte de prévention / interception n'est jamais posé !



Anatomie du nez - Voir par exemple :

http://www.medecine-et-sante.com/anatomie/anatnez.html 


La qualité de l'air en Belgique (O3, NO2, SO2 et PM10) - Animations de © IRCEL - CELINE mesurées par les réseaux télémétriques de Flandre, Bruxelles et Wallonie :

 http://www.irceline.be/~celinair/animated_maps_fr.html


La déglutition salivaire infantile (D.S.I.) touche plus de 75 % des enfants et, comme par hasard, plus de 72 % des enfants reçoivent, tôt ou tard, un traitement d'Orthodontie/O.D.F. (= "Orthopédie Dento-Faciale").

Donc : ce n'est pas qu'un " hasard " ! . . .
 

- Définitions :

"Rhinite aiguë ou coryza : infection banale des fosses nasales par les réovirus (" Respiratory Entero-Orphan virus ", trois types de virus, transmission par voies respiratoire et digestive) et inflammation de la muqueuse nasale (couche de cellules recouvrant les os creux/pneumatisés des voies aériennes supérieures). Cette rhinite virale peut se compliquer d’une surinfection bactérienne.
Le rhume de cerveau constitue une variété de rhinite aiguë.
La rhinite chronique comprend la rhinite allergique et la rhinite non allergique.

    - Symptômes : incubation de quelques jours, céphalées (maux de tête), écoulements clairs, abondants et fluides par le nez, sensation de nez bouché, éternuement, gène à la respiration nasales avec sensations de brûlure et irritations, asthénie (fatigue), fièvre légère (parfois).
    - Complications : surinfection rendant l’écoulement épais et de coloration jaunâtre, sinusite, angine, bronchite (surtout chez l’enfant).
    - Traitements : guérison spontanée, rinçage des fosses nasales avec du sérum physiologique, antipyrétiques (médicaments contre la fièvre : paracétamol essentiellement), utilisation de vaccins en aérosol, vasoconstricteur (médicaments entraînant une diminution du calibre des vaisseaux sanguins, et donc l’inflammation) permettant une amélioration des signes décrits ci-dessus.
SOURCE :  © http://www.vulgaris-medical.com/ 

Le RESPIRATEUR BUCCAL est un ENFANT qui "oublie toujours de respirer" : trop peu d'oxygène dans le sang (hypoxie relative) et trop de gaz carbonique (CO2, hypercapnie relative), ce qui ne favorise pas du tout la croissance, le développement et le métabolisme optimal dans les cellules du corps.
 
La perméabilité du nez est fondamentalement réduite par :


  • un palais étroit et haut : le travail horizontal de la langue, qui s'étale ainsi 1500 à 2000 fois par jour sur les dents lors de la déglutition salivaire dysfonctionnelle (D.S.D.), entrave l'éruption normale des "bonnes" dents et ne permet pas le développement optimal des maxillaires, sinus et fosses nasales, ces dernières étant "coincées" entre la mâchoire supérieure en bas et, en haut, la boîte crânienne qui contient le cerveau,
  • une sub-inflammation nasale permanente liée à la persistance d'exsudas et de molécules odorantes/poussières/microbes de l'air inspiré, ce qui conduit à une inflammation et un gonflement les tissus mous (tissus caverneux) qui tapissent les fosses nasales, tout en produisant des secrétions nasales encore plus abondantes,
  • un mouchage trop rare, ce qui induit une accumulation des secrétions et particules dans les fosses nasales, puis une obstruction plus importante de celles-ci ("nez bouché").
Quand faut-il se moucher ou s'épiler ?

Tautologie (lapalissade) : dès que çà se bouche !  

Le cercle vicieux. La stagnation des secrétions dans les fosses nasales permet une inflammation plus grande et à répétition des tissus mous et infections, ce qui aggrave l'obstruction nasale tout en nécessitant une respiration buccale de plus en plus indispensable :


  • dans des secrétions très nutritives (sucres) et sous une température de 37°, une bactérie (microbe) donne deux "filles" toutes les 20 minutes = courbe exponentielle de croissance du nombre de bactéries,
  • l'inflammation/infection nasale conduit à l'inflammation/infection du naso-pharynx et des trompes d'Eustache qui conduisent à l'oreille moyenne (otites, diabolos tympaniques, etc.),
  • la respiration buccale plus importante ne permet plus la fonction du filtre nasal et l'air froid, porteur de germes (bactéries) et molécules allergéniques en tous genres (pollutions), provoque directement l'inflammation/infection de l'oro-pharynx (amygdalites, allergies), du larynx (laryngites), de la trachée (trachéites) et des bronches (bronchites),
  • la surabondance des poils nombreux/longs dans les orifices narinaires induisent chez l'adulte des turbulences à l'écoulement du fluide aérien = pertes importantes d'énergie.
Tout ceci entretient l'obstruction nasale ou les rhumes et les rechutes sont fréquentes.
 
Que ce soit par une sécrétion stagnante chez l'enfant et l'adulte ou des poils trop longs et abondants chez l'adulte, la moindre obstruction durable des fosses nasales risque de conduire inexorablement aux rhumes : mieux vaut prévenir que guérir !



Donc, il faut éviter/palier dès le début de la primo (première) inflammation/infection des fosses nasales par :
  1. un mouchage pluri quotidien régulier est une prévention des rhumes et même si le patient a l'impression qu'il n'y a "rien à moucher",
  2. apprendre à l'enfant à se moucher efficacement une narine, puis l'autre,
  3. le "vrai" sport oblige l'enfant à respirer et à transpirer, ce qui évacue les virus ou les toxines transportées dans le sang et incite aux mouchages fréquents, afin de pouvoir mieux respirer avant l'effort physique à produire,
  4. avant l'arrivée de tout rhume, apprendre à l'enfant à se nettoyer les fosses nasales, tout comme on se nettoie les oreilles : un coton-tige, imbibé de liquide physiologique tiède, parcourt les fosses nasales d'avant en arrière et d'arrière en avant, tout en tournant sur lui-même,
  5. sous la douche, apprendre à l'enfant à se rincer les fosses nasales,
  6. à l'aide d'un "Rhino Horn" ©, apprendre à l'enfant à se rincer les fosses nasales au-dessus de l'évier, à l'aide d'eau légèrement salée ou de liquide physiologique tiède.

Voir aussi "Rhino Horn" © Yogaprosess AS, Oslo, Norvège :
http://www.yogaskolen.org/france/

La prévention est le meilleur remède contre le rhume !



Toutes ces opérations n'ont qu'un seul but : favoriser la respiration nasale, qui est toujours déficiente lors de la "déglutition salivaire infantile" (D.S.I., enfant) = "déglutition salivaire atypique" (D.S.A., enfant ou adulte) = "déglutition salivaire dysfonctionnelle" (D.S.D., adulte).
 
L'unique méthode actuellement connue, mais pas encore universellement reconnue ( " Pauvres patients ! " ), pour intercepter et traiter la "déglutition salivaire atypique" est l'Occlusodontologie Tridimensionnelle Physiologique (O.T.P., 1999
© C.P.D. sprl, Liège, Belgique).

A ce propos, voir les URL :
O.T.P. : http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html
Espace Patients : http://users.skynet.be/occlusion/patients/


Un peu de théorie : de Bernouilli à Poiseuille (1).

    1.- Le débit de fluide, tel l'air, passant dans une canalisation (au sens très large) dépend des pressions régnant tout au long du parcours de circulation.
    2.- A section de passage égale, le débit sera plus important si la pression est élevée.
    3.- Le débit varie comme le carré de la pression.

    4.- La pression d’entrée est connue (= pression atmosphérique), mais tout au long de son parcours, elle va diminuer suite aux pertes de charge (pertes ou transformation d’énergie potentielle en énergie cinétique dans les "tourbillons", telle une pression se transformant en vitesse) qu’elle va rencontrer.
    5.- Pertes de charge : c’est la résistance que la canalisation oppose au passage du fluide, rugosité, réduction de section, bouchage partiel, obstruction de toute sorte.
    - Cette perte de charge vient en déduction de la pression d’entrée et peut même aller jusqu'à l’annuler = le débit tombera à zéro (= nez totalement bouché)

- Les pertes de charge dépendent :

  1. de la section de passage,
  2. de la vitesse d’écoulement,
  3. d’un coefficient de perte de charge fonction de la qualité des surfaces (cfr table spécialisée),

et ceci se résume dans la formule ci-dessous :

                             L           U²   
        J  =   λ    -------     -------
                             D          2 g
                                H

           J = perte de charge (ou d’énergie) exprimée en m
           λ = coefficient de perte de charge (sans dimension)
           L = longueur du filet fluide
           U = vitesse de l’écoulement (en m/sec)
           D    = diamètre hydraulique (en m)
             H
Remarques :                   
    1.- le calcul de la vitesse (U) est donné par la division du débit (m³/sec)  par la section de passage (m²) qui, dans le cas, d’une surface circulaire est fonction du diamètre au carré.
     Dans la formule, la vitesse (U) est au carré et donc, puissance 4 pour le diamètre.
     Au dénominateur, on retrouve D   , ce qui porte la puissance à  5.
                                                                        H
     La perte de charge est, donc, proportionnelle à la 5ème  puissance du diamètre.

    2.- le coefficient  λ  tient compte de l’état de surface des canalisations rugosité, viscosité, etc. 
      Sa valeur varie de 0,000001 à 1 (canal obstrué par les divers paramètres).

    3.- Les pertes de charge sont fortement influencées par le régime d’écoulement qui peut être soit laminaire, soit turbulent : 
      3.1.- Laminaire : régime calme, veines fluides parallèles, vitesse lente.
      3.2.- Turbulent : régime perturbé, tourbillons.
    Un obstacle provoque des turbulences incontrôlables comme, par exemple, un poil dans le nez : l’air le contourne et tourbillonne derrière le phanère
    = perte de charge très importante
    = FORTE DIMINUTION du DEBIT et le patient "pompera" plus vite l'air en ouvrant la bouche = RESPIRATION BUCCALE.
C.Q.F.D.

(1) Nous remercions vivement notre ami Georges Munster, Ingénieur Industriel IGLg, pour ces lumières techniques sur l'écoulement d'un fluide, tel l'air, dans des canalisations, telles les fosses nasales, qui, dans l'espèce humaine, peuvent varier de diamètre (inflammation ou non des tissus mous) ou s'encombrer de dessiccations fluides, de secrétions desséchées ou non, et de poils ("phanères") de plus en plus nombreux et de plus en plus gros chez l'homme mûrissant en âge.

Occlusalement Vôtre !



© 2005 et suivantes, CPD.sprl@skynet.be, Liège (Belgium).

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08/01/2005

Une mâchoire inférieure suspendue dans son hamac musculaire !


 
 
 
 
 
 
 

 
 


E. H. Angle (1855-1930).
 
E. H. Angle cite explicitement dans son ouvrage "Treatment of malocclusion of the teeth and Fractures of the maxillæ. Angle's system", 6ème édition, 1900, 315 pages : "In the begining we wish to throroughly impress the necessity for complete separation of diagnosis from treatment (...) all cases of malocclusion may be readily arranged in well-defined classes as plants, animals, or the elements, and having a thourough knowledge of distinguishing characteristics of occlusion and of facial lines peculiar to each class, the diagnosis of any given case is greatly simplified", p.34-35.
 
A cette époque, on ne connaît encore rien de la Biologie méoléculaire (= Biochimie), et encore moins des réflexes neuromusculaires (C.S.Sherrington, Prix Nobel Physiologie, 1932).

Références spatiales.
 
En Physiologie humaine, le contact entre les dents supérieures et les dents inférieures ne durent que moins de 0,5 seconde par minute lors de la déglutition du bol salivaire, soit ± 16 minutes par jour : c'est la "position d'occlusion des dents" ou "occlusion en dents serrées", dont la position volontaire ("serrez les dents !") a souvent été adoptée comme référence spatiale en Orthodontie / O.D.F. / Chirurgie Maxillo-Faciale et de 1898 à nos jours.

Pour parvenir à cette "occlusion en dents serrées", les muscles des mâchoires fournissent un travail. Cette position "en dents serrées" s'oppose au repos des muscles : elle est donc instable et pas toujours reproductible.

Finalement, la position de la mâchoire inférieure, où tous ses muscles sont au repos physiologique, est donc la meilleure référence spatiale : elle est 100 % stable et 100% reproductible.


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